La société française et la très grande majorité de ses citoyens a plus que jamais besoin d’une réelle alternative politique. Pour chacun d’entre nous, une citoyenneté pleine et entière, la justice sociale, la sécurité économique, la préservation de l’environnement, la solidarité, la reconnaissance de chaque individu dans notre projet collectif et convivial sont des aspirations hautement légitimes trop souvent bafouées, et empêchées.
Considérer le politique, c’est refuser le sentiment que les structures sociales sont des donnés naturels et indépassables et que face à elles, les individus doivent se plier, abdiquer, souffrir en bonne intelligence. Reconsidérer le politique c’est, dans l’engagement de la raison et de l’envie, dans la rigueur et les convictions du débat démocratique, lui redonner la force et la capacité du changement.
On entendra dire que la Nation française est une nation politique – qui aime le débat et le conflit pour la justice sociale. Ce constat ne va pas de soit. Elle est, ce me semble, une image d’Epinal quelque peu jaunie. L’individualisation, l’éthos de la ludicité, la distanciation au politique – l’abstention – et finalement sa méconnaissance – l’analyse critique de l’UMPS trop bien confortable. Tous les cinq ans cependant et irrémédiablement, l’opportunité limitée du débat démocratique refait surface dans l’espace public-médiatique avec la présidentielle.
Cette page sera l’expression d’une participation citoyenne engagée pour la promotion des aspirations légitimes évoquées au début. Un engagement dans une partie de ce que nous appelons aujourd’hui la gauche. Cette gauche dont il faudra préciser et nous le ferons la spécificité du programme et de ses représentants promoteurs de l’indispensable alternative politique.

