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2012: Entre radical socialisme et la social démocratie.

Dans le cadre des primaires citoyennes organisées par le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche, je me suis engagé à soutenir le programme qu’Arnaud Montebourg portait avec, ce me semble, une grande acuité. Il n’a pas été désigné comme candidat d’un Parti qui se serait particulièrement ancré dans une alternative à Gauche. François Hollande est le candidat désigné, favori dans les sondages.

Le Discours du Bourget a témoigné de quelques éléments d’une orientation à Gauche. L’égalité, un discours plus franc envers la finance. Dont acte. Mais entre le discours et les propositions, entre les propositions et les actes de gouvernement, il est un espace qui doit être comblé par la confiance. La confiance envers un candidat, les gages qu’il peut donner pour assurer de sa position dans l’exercice de son mandat. Pour l’instant, en me souvenant de 1981 et de 1983, du changer la vie et du tournant de la rigueur, en constatant certaines politiques menées localement par des responsables socialistes, je ne ressens pas encore cette confiance, indispensable pour le premier tour de la Présidentielle.

Interviewé par Igor Gauquelin, pour Rue89Lyon, voici les éléments qu’il a relevé, un portrait d’un citoyen qui écoute, compare avec pour principal critère la pertinence des propositions pour la classe populaire (52% de la population) et choisira entre le radical-socialisme que nous n’avons pas vu depuis longtemps et la sociale-démocratie qui doit refaire ses preuves.

Lire l’interview: http://www.rue89lyon.fr/2012/02/01/2012%C2%A0-bertrand-milite-pour-montebourg-et-vote-melenchon/

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«Démonter pièce par pièce l’Etat providence.»

Hier soir, sur le plateau de Mots Croisés (jeu de pensée dominante) piloté par Yves Calvi, le journaliste de Nicolas Sarkozy, c’est le mot qu’a prononcé Dominique Reynié, directeur de la Fondapol, un think tank de droite, en guise de projet immanquable et indépassable pour tous les gouvernements européens de Gauche comme de Droite pour les prochaines années.

Sur le plateau, aucun souffle, pas de réaction, rien. Surtout, pas d’indignation. Pas de Bruno Le Maire, il est l’architecte de la prochaine austérité. Pas d’Olivier Duhamel, journaliste pseudo-garant de l’objectivité de l’observation. Pas non plus de la part de Pierre Moscovici, représentant du candidat du Parti Socialiste, oui du Parti Socialiste, celui des ouvriers, des chômeurs, de la classe moyenne. Lui, l’architecte pressenti de la rigueur juste-juste la rigueur.

« Tout le monde pense qu’il n’y a pas de marge de manœuvre» nous dit Raphaëlle Bacquet, «grand reporter» de la chose politique intramuros. Elle a raison. Du moins pour ce qui concerne celles et ceux qui sont présents sur le plateau. Tous mondialistes, tous soumis à l’exigence de la secte du Triple A. Jamais de leur part, une remise en cause de l’organisation économique qui a mené à la crise économique, aux émeutes de la fin, au chômage.

Et surtout, pas d’expression publique de l’alternative politique, le spectre politique intellectuel français est quand même plus large que le blanc-bonnet-blanc.

Résultats : Entre futurs potentiels Premier Ministre on discute de Babar, à la défense les indignés se font péter, les salariés de Veninov résistent toujours dans la précarité, les démocrates désavouent les référendums, les agents financiers demandent la démission des représentants élus et nomment des acteurs qui ont contribué directement à la crise immorale grec à des postes de responsabilités politiques européennes.

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Sarkozy n’est pas coupable.

Ce sont les systèmes de régulation sociale, politique et économique qu’il faut questionner.

Parce que ses homologues Obama (Gauche), Zapatero (Gauche), Berlusconi (Droite) ou Papandréou (Gauche) qui dans leur pays ont imposé, imposent et risque d’amplifier des plans d’austérité qui ravagent les conditions de vie des peuples, des hommes et des femmes, de leur famille et de leurs enfants. Des mots ici, pour dresser à l’emporte-pièce des situations des plus difficiles matérielles d’abord, et plus large ensuite. Un exemple, un chiffre : 8,2 millions, le nombre de pauvres en France.

Bloggeur urbain, on se dit mince, quand même. On passe à une autre dépêche twittée et on va boire un Picon en terrasse bavassant sur les conjectures politiques (politics). «T’as vu, Hollande a fait bon discours ? Chevènement se présente, le fou il va faire 3% Ou pire – le salaud (en substance) – il va faire perdre la gauche.» Et ça, c’est quand on s’intéresse à (un genre de) la politique (au moins), sinon on parle de la déco de tel bar ou du film naze blockbuster US dans lequel on a mis 10,20€.

10,20€, le pauvre, dans le cinéma, il ne peut pas le mettre. Dans ma famille, Lire la suite »

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Lettre d’Arnaud Montebourg et sa réponse.

En réponse à la lettre d’Arnaud Montebourg adressée à “celles et ceux qui lui ont fait l’honneur de le soutenir.”

La lettre d’Arnaud Montebourg.

Monsieur Montebourg,

Ce témoignage est salutaire. Il se faisait attendre. Le choix qui est le votre de rester au PS était annoncé. Soutenir votre programme était un pari, d’une certaine manière perdu. Le choix de soutenir le candidat face de la médaille la plus brillante, vous l’expliquez, est logique et raisonnable dans l’objectif de l’alternance et du combat au sein du PS.

Mais quid de l’alternative? Quelle place pour les idées impérieusement légitimes que nous avons soutenu quand elles seront confrontées à l’exercice du pouvoir par le socialisme hollandais?

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De la possibilité d’une démocratie économique

Aujourd’hui, le champ économique est l’un des épicentres du pouvoir mais il reste exempt de contrôle démocratique.

«La France dirigeante [politique et économique] a peur de ses citoyens» et pense la régulation par la seule confrontation binaire de l’Etat et du marché. Excluant le citoyen de la participation et ne le réduisant qu’au rôle d’usager ou de consommateur, elle ignore le vecteur d’intérêt général que représente la société civile organisée, porteur d’une vitalité, d’un optimisme réaliste qui semble avoir échappé aux acteurs politiques.

Ils sont nombreux, les citoyens en désaccord avec la vision d’un monde ou réussir se confond avec une montre Rolex à 50 ans, qui cherchent à construire des alternatives, à vouloir articuler valeurs et pratiques de solidarité, de liberté, de responsabilité, de coopération.

Les auteurs sont les promoteurs d’un individualisme humaniste. Celui qui rejette l’individualisme capitaliste réduisant l’individu à un stricte homo compititus. Un individualisme qui s’ancre dans le collectif et la solidarité. Un collectif, un «nous» qui ne se construit pas dans la simple superposition des «je» mais dans la construction d’un “libre-ensemble“, dans la liberté, l’initiative et la réussite individuelles en solidarité avec le collectif. Des mots, de beaux mots : un exemple  – concret : Les CAE. Dans les Coopératives d’Activités et d’Emplois, des entrepreneurs individuels se regroupent au sein d’une même entité juridique. Sécurité sociale, mutualisation des outils comptables, coopération et accompagnement professionnel d’un côté, projet d’entreprise individuel et maîtrise de son travail et de son salaire de l’autre.

Promouvoir la diversité des régulations économiques.

Dans les débats les plus simples et pourtant les plus partagés, imposés par «le bulldozer  [politique et culturel] néolibéral des Trente Odieuses (1980-2010)», l’économie de marché s’est vue réduite à un capitalisme qui ne confère le pouvoir exclusif qu’aux seuls détenteurs de capitaux et où l’accumulation du capital est l’objectif premier.

S’il ne faut pas se résoudre à la stigmatisation de la finance et à la diabolisation de l’actionnaire qui sont des leviers nécessaires à notre développement, il faut questionner leurs pratiques et les enjoindre, les contraindre de suivre les rails utiles aux entreprises et à la collectivités. Plus, il faut crever cette représentation monolithique de l’économie et de l’entreprise – source qu’elle est de déséquilibres structurels – et valoriser la pluralité des formes d’organisations, surtout celles qui (en plus de la stabilité et de la viabilité économique) sont garantes des valeurs fondatrices du lien social.

En plus de l’entrepreneuriat par action, c’est simple, il en existe trois. La première c’est l’économie sociale [et solidaire*]. Une société de personnes – et non de capital – qui produit et vend sur le marché un bien ou un service en réponse à un besoin social. Elle crée des bénéfices et des excédents bien sûr. Mais plutôt que de les orienter vers l’actionnaire, après avoir équitablement rémunéré ses salariés elles réinvestit dans sa structure ou constitue une épargne d’entreprise qui permet de prévenir les risques d’une faible croissance. Et pour s’assurer de cela, les salariés ont voix au chapitre : la gouvernance de l’entreprise répond au principe un individu une voix. C’est la démocratie dans l’entreprise.

Nouvellement sont apparus deux autres courants qui remettent en cause la suprématie de l’actionnaire : celui de la RSE (Responsabilité sociale des entreprises) et plus récemment encore, celui de l’entrepreneuriat social. Le premier enjoint l’entreprise à rendre compte de la qualité des relations qu’elle noue avec l’ensemble de ses partenaires, de ses fournisseurs jusqu’à ses consommateurs. Mais s’il élargit le spectre au-delà du seul intérêt du rendement financier, les actionnaires maîtrisent toujours le pouvoir au sein de l’entreprise et il est parfois un écart conséquent entre les discours et les actes. Le second, lui, aspire à vouloir répondre à des enjeux, des besoins d’intérêt général en acceptant la rémunération du capital – cependant limitée – et en encadrant aussi [mais comment?] l’échelle des salaires.

A des degrés divers et non sans difficultés de faire correspondre les valeurs à la pratique, ces trois modes d’entreprendre développent des projets économiques dans un équilibre entre rentabilité et utilité sociale. Dans la proposition et la mise en oeuvre concrète d’une multitude de projets d’entreprise, les entrepreneurs sociaux témoignent d’une résistance à la financiarisation de l’économie et travaillent à ce qu’elle soit soutenable et équitable. En dépit des dogmes qui se sont imposés comme naturels et indépassables, les entrepreneurs sociaux, comme le disait Mark Twain, «ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.» Au quotidienils favorisent la démocratisation de l’économie et font des hommes un but et non un moyen.

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Dynamiques d’institutionnalisation des politiques de DELC : des trajectoires plurielles. (Troisième et dernier volet)

Qu’il s’agisse de l’émergence et la reconnaissance des problèmes ou l’institutionnalisation de dispositifs politiques et législatifs constitutifs, nous avons vu précédemment que les contextes nationaux pouvaient ou non favoriser l’émergence des dispositifs de développement communautaires. Toutefois, parce qu’elles sont locales et dépendantes des caractéristiques sociologiques du milieu, les trajectoires d’institutionnalisation du DELC sont spécifiques, plurielles. Elles-mêmes d’ailleurs, en interaction avec les institutions macrosociales précédemment évoquées Paul Bachelard et Jean Clénet  de dire que  «le développement relève des interfaces, des entre-deux et les connexions inter systémiques ne se font jamais de la même façon, autrement dit, les mêmes causes ne produisent jamais les mêmes effets, les situations sont et restent indéterminées. Dans tout système, plusieurs possibilités potentielles sont et restent indéterminées.»[1] Lire la suite »

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Démocratiser l’économie : Problèmes économiques et sociaux, choix politiques et capital social (Second volet).

L’émergence des expériences de développement économique local communautaire (DELC) répond à la volonté de résoudre un problème, une situation de crise économique et donc sociale dans un contexte politique favorable à la mobilisation de ressources novatrices. D’ailleurs, la mise en place des politiques en faveur du DELC semble toujours s’opérer dans un contexte de crise économique plus que dans une démarche de transformation volontaire. En France, avec le cas de la Bretagne par exemple, nous observons que la mobilisation des acteurs de la société civile fut rendue possible par le désintérêt de l’Etat aménageur, planificateur. Mais plus globalement, ce sont, dans les villes,  les phases de désindustrialisation qui ont favoriser le développement communautaire. Lire la suite »

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Nous pouvons démocratiser la décision économique (Premier volet)

A remonter l’histoire jusqu’aux cités de la vallée de l’Indus ou à suivre le déplacement des centres de pouvoir depuis la renaissance de Gênes jusqu’à New-York d’aujourd’hui, un constat s’impose: les territoires urbains ont toujours été les vecteurs d’échanges, de flux et de circulation des produits, des services, des hommes et des capitaux. A la faveur du processus de mondialisation et de mise en compétition globale, de la libéralisation des économies en même temps que les processus de décentralisation administrative et politique, les villes, les métropoles sont devenues les centres de gravité du développement économique. Une grande série de recherches[1] analysent dans ce contexte une transformation des politiques publiques comme étant engagées dans un processus de territorialisation, ou priment l’attractivité, l’optimisation de la compétitivité et privilégiant la production de richesses contre la promotion et la satisfaction des enjeux sociaux.[2]

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La culture en 2012, ça passe par la coopérative!

Festivals d’été engagés mise en lumière des enjeux de politiques culturelles  les candidats sont sommés de se prononcer, revue des propositions. Réaction à une tribune des candidats à la Primaire Socialiste publiée dans Le Monde. Vous pouvez la consulter ici.

Pardonnez l’excès de matérialisme, mais la Culture ne saurait être une priorité pour 2012. En faire une serait un cache sexe des maux sociaux qui minent notre communauté. Il ne s’agit pas – très loin de là – de dénier l’utilité sociale de celle-ci, l’opportunité d’épanouissement et de convivialité  qu’elle peut être pour l’Homme en société. La priorité doit être économique. Le parti, le candidat qui passerait deux mois à parler de jeux plutôt que de pain, à ne pas insister sur l’accession de la population au second en le faisant rêver aux premiers serait politiquement dans l’erreur. Il n’en reste pas moins qu’il est nécessaire d’en parler et de proposer. Les projets sont porteurs de sens.

Rendu des copies: M Valls: “le cours ne semble pas vous intéressé et cela se ressent”. F Hollande et S Royal: “votre réflexion est partielle.” M Aubry “Une tentative avortée. Soyez plus audacieuse.” A Montebourg : “Vous vous saisissez plutôt bien de l’enjeu culturel dans l’espace politique de la République. Belles propositions. Continuez.” Lire la suite »

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Globalisation: un monde de mensonges

Adage de la pensée économique dominante, l’ouverture des frontières économiques et marchandes serait nécessairement et mécaniquement le vecteur de la création de richesses nouvelles. Globalement, appréciés sous le seul prisme du PIB, lui-même ne prenant en compte que les flux de masses monétaires, les bienfaits de la mondialisation ne sont pas des plus évidents. Les erreurs accumulées par les organismes statistiques internationaux sont déroutantes de malhonnêteté intellectuelle au moins, morale au vue de leurs conséquences et pire, si elles ont été intentionnelles.

L’exemple le plus criant est celui de l’augmentation supposément énergique du PIB mondial au début des années 1990. En réalité, cette inflation numérique correspond davantage à l’entrée dans l’appareil statistique des données des pays ex-soviétiques qui n’y figuraient pas plutôt qu’à une création effective de richesse. (p.20) Autre supercherie comptable, les Lire la suite »

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